26.06.2007

Opération "Mains sales" à Stalingrad

Depuis cet hiver, une bande de camés fait la loi sur la place Stalingrad. Et pas n'importe quelle loi : celle d'une jungle purement hostile, gouvernée par des nécrophages. Une dizaine de chacals autant capables de se dévorer entre eux, comme il se font dévorer par leur crack, que de s'attaquer à tout passant.
Ils dorment là, sur leurs matelas installés sur une place fraîchement rénovée. Ils y font leur business en toute tranquillité, avec la bénédiction d'une police semble-t-il impuissante, qui se contente d'actionner ses sirènes dix minutes après chaque plainte, et parfois même d'aller serrer des mains parmi cette faune... « C'est une tactique », parait-il : pour mieux les contrôler... Un hectare de territoire urbain est ainsi confisqué aux parisiens.
Si vous appelez le 17, en remarquant une agression, on vous demande d'abord de décrire la scène. On vous demande de situer précisément le lieu, comme si personne au commissariat ne connaissait l'existence de la place et encore moins la présence des drogués. Bref, on vous prend pour un(e) ahuri(e).
Retranscription d'une conversation avec le standard du commissariat :
« Oui, nous envoyons un véhicule...
mais c'est ce que vous dite à chaque fois, et personne ne vient !
Nous sommes très occupés. On est au courant du problème, mais on ne peut rien faire. Vous n'avez qu'à contacter vos élus. Contactez la mairie : c'est à eux de faire quelque chose. Qu'est-ce-que vous voulez qu'on fasse ?On ne va tout de même pas les noyer dans le canal, vos camés ! »
Voilà le résultat. Une place rénovée ne devient pas nécessairement un lieu sain. Il ne suffit pas de nettoyer sans relâche pour se donner bonne conscience (les camions de nettoyage passent même le dimanche à partir de 7 heures...).
Cela fait penser à la manie qu'ont certaines personnes de se laver les mains toutes les dix minutes. C'est généralement le signe d'un grave trouble psychique. Ce n'est pas en faisant couler des milliers de litres d'eau, ni à coups de karcher, ni à coups de camions balayeurs, que l'on résoudra les problèmes.

20.06.2006

Tu marcheras sur la tête, mon fils.

Après l'incident du camion encastré quai de Seine, je voudrais signaler
à la Mairie que la voiture existe. Nos urbanistes de génie,
sûre descendance des inventeurs des HLM, veulent
chasser la voiture de Paris.
Comme par magie, la ville est un chantier à ciel ouvert
toute l'année, la pollution des gaz d'échappement - dûe
aux ralentissements interminables des rues encore
praticables - rend l'air irrespirable.
Pas de parkings prévus sur le périphérique pour les
banlieusards obligés à travailler en centre ville, métros et
bus insuffisants - si on bannit la bagnole, pensez que
notre vie continue à l'extérieur de notre quartier - avec
grèves à répétition et pas de transports la nuit. Comment
faire?
Traumatisée par un grave accident de vélo en bas âge, je
refuse de monter sur cet engin compte tenu, entre autres,
de la météo parisienne qui n'incite guère à chevaucher
une hollandaise.
Malheur donc à ceux qui, comme moi, sont piétons faute
de mieux.
Le piéton est un individu que bientôt les assurances
exclueront de leur clientèle.
Le piéton est en effet la cible préférée des cyclistes, des
rollers, des skaters, des trottinetteurs qui tous circulent
sur une exquise curiosité française que je baptise ici
"trottoir cyclable".
Grâce à la voirie du 19ème arr., chaque habitant qui sort
de chez lui en voiture, en rollers, en skate, en trottinette ou
à pieds, s'expose à l'empoisonnement de l'air et à
l'accident par "interchocage".
Que Monsieur le maire soit inspiré pour trouver des
solutions à une digne circulation du bassin de la Villette.
Je me tiens à sa disposition pour une promenade
hygiénique à la date et à l'heure qui lui conviendra.
Caterina, Flandre

19.06.2006

Gros bug quai de Seine (Suite)

J’ai fait une enquête à propos de la circulation sur le Quai de Seine, en commençant par téléphoner au service de la voierie… Coups de fils en aiguille : l’opération m’a fait remonter jusqu’au service communication des RFF (Réseaux Ferrés de France) !

 

1er coup de fil : Monsieur X au service de la voierie m’explique que le quai de Seine est en effet actuellement considéré comme une voie de « délestage » en direction des portes de Paris. L’endroit idéal pour que les automobilistes, et surtout les poids lourds puissent rejoindre le périph. Car, en effet, pour l’instant l’avenue de Flandre n’est pas praticable jusqu’au bout à cause du fameux Pont de Flandre, sur lequel passait l’ancien train de la Petite Couronne. Le Pont est de surcroît classé monument historique… Lorsque je demande si on ne peut pas au moins mettre des ralentisseurs, monsieur X m’annonce : « ceci nous est interdit en raison d’une densité de circulation trop importante ». Ca sent le cercle vicieux… J’insiste, et Monsieur X finit par craquer et me passe son supérieur.

 

2nd coup de fil : Monsieur Y au service de la voierie m’annonce une bonne nouvelle : « Le projet de transformer l’avenue de Flandre et d’aménager le Pont de Flandre, pour rendre l’accès au périph est en cours. Il est aussi question d’inverser le sens de la circulation du Quai de la Seine. » Là, je signale à monsieur Y que ce projet est en cours depuis une vingtaine d’années, et que rien n’a été fait. « C’est à cause des propriétaires du pont de Flandre, avec qui il à été difficile de trouver un arrangement pour l’aménagement du Pont. La situation parait cependant débloquée, mais à mon niveau, je n’ai pas encore le dossier en main et je ne peux rien vous dire de plus… »

 

3ème coup de fil : Manuelle M à la direction de la communication de RFF : la jeune femme sympathique n’a pas l’air franchement au courant du projet : « vous savez, nous avons beaucoup d’anciens réseaux à gérer… Mais je vais me renseigner. »

 

4ème coup de fil : Monsieur Z, au service communication de la mairie du XIXème, confirme que le projet d’aménagement est en cours, il a le dossier entre les mains et les travaux débuteront cet été. Ce devrait être prêt pour cet hiver… Côté quai de Seine, les panneaux indiquant l’autoroute seront supprimés, mais on ne promet rien pour l’inversion de la circulation, même si l’on reconnaît que cela serait plus logique.

 

Voilà pour l’enquête. Les promesses restent à tenir… Nous savons tous que les dossiers, même en cours, peuvent traîner très, très longtemps. Stalinette et ses blogueurs resteront donc vigilants !

Nicolas (de l'avenue de Flandre)

15.06.2006

Le gros "BUG" du Quai de la Seine

Mercredi dernier un camion s’est enfilé sur le quai de la Seine dans l’espoir de rejoindre l’autoroute. Le chauffeur s’est retrouvé coincé dans la première courbe, au bout d’une cinquantaine de mètres. Et ce n’est pas la première fois que cela arrive ! Cet itinéraire complètement surréaliste est indiqué depuis quelques temps par de gros panneaux fléchés, recommandant de passer le long du canal pour rejoindre l’autoroute A1 et le périph ! (Ceci depuis que le boulevard Jean-Jaurès a subi des travaux le rendant quasiment impraticable).

Le camion est donc resté immobilisé durant une bonne partie de l’après-midi, en attendant que la fourrière embarque des voitures (dont la plupart étaient correctement stationnées). Evidemment la circulation a été déviée, et pendant quelques heures, nous avons pu profiter du calme… Un calme absolu qui devrait normalement régner dans cet agréable secteur longeant le canal, où enfants, mamans à poussettes, promeneurs et cinéphiles, viennent profiter de ce réservoir de tranquillité…

Avoir transformé le quai de Seine en véritable « autoroute » est une aberration !

Traverser le Quai de la Seine pour accéder au canal et aux cinémas MK2 devient une opération à haut risque ! En effet, aucun feu, ni aucun ralentisseur, ne dissuadent les automobilistes (et en particulier les camionnettes, toujours pressées) d’accélérer sur cet « axe de la mort ». Dès les 50 premiers mètres les chauffeurs, trop pressés de rejoindre le périph, atteignent des vitesses de pointe dépassant tout entendement ! Et avec le virage, on ne les voit même pas arriver. Traverser à cet endroit (face au 5 quai de la Seine), c’est un peu la roulette russe ! On attend sans doute le gros accident pour mettre fin à cette aberration de la circulation parisienne.

Pourtant, depuis des années, le service des voiries promet d’installer un accès à la porte de la Villette par l’avenue de Flandre (ce qui serait plus raisonnable et surtout moins dangereux) et d’inverser le sens de la circulation du Quai de la Seine, comme c’est le cas sur l’autre rive, Quai de la Loire, qui bénéficie en outre de ralentisseurs.

Au fait, pourquoi n’a-t-on même pas pensé à mettre des ralentisseurs pour au moins sécuriser le quai de la Seine ?

C’est toujours pareil à Paris, il y a les « bonnes rives » et les mauvaises rives… Quand vous n’êtes pas du bon côté, vous pouvez crever !

Merci au pouvoir en place de bien vouloir réparer cette injustice et de tenir ses promesses… Les habitants de « Stalinette » risquent de s’énerver et de sortir de leur « BLOG » si on ne répare pas très vite ce « BUG » !