26.06.2007

Paris Plage à la Villette... Un peu timide !

Le magazine du 19e arrondissement nous annonce le débarquement de "Paris Plage" sur le bassin de la Villette le 20 juillet prochain. L'opération nous semble malheureusement un peu faiblarde par rapport aux attentes des visiteurs de ce quartier, toujours plus nombreux... Ni sable (à part un grand bac pour les enfants) ni véritable plage... Quelques associations et commerçants courageux s'occuperont des buvettes, d'autres assos tenteront d'animer le lieu (on se demande comment elles ont été choisies, car l'appel à projet est resté plutôt confidentiel). Quelques bateaux (optimistes, barques et pédalos) auront pour objet de combler le vide... Certainement pas le vide de la foule qui se promène déjà depuis longtemps sur les berges en espérant du nouveau. Eux, tous ces parisiens et touristes, attirés par l'effet d'annonce risquent d'être déçus en constatant, par exemple, que seulement 56 transats seront à leur disposition ! Mais après tout, les organisateurs s'attendent peut-être à un été pourri... C'est vrai que la météo n'est pas encourageante.

Opération "Mains sales" à Stalingrad

Depuis cet hiver, une bande de camés fait la loi sur la place Stalingrad. Et pas n'importe quelle loi : celle d'une jungle purement hostile, gouvernée par des nécrophages. Une dizaine de chacals autant capables de se dévorer entre eux, comme il se font dévorer par leur crack, que de s'attaquer à tout passant.
Ils dorment là, sur leurs matelas installés sur une place fraîchement rénovée. Ils y font leur business en toute tranquillité, avec la bénédiction d'une police semble-t-il impuissante, qui se contente d'actionner ses sirènes dix minutes après chaque plainte, et parfois même d'aller serrer des mains parmi cette faune... « C'est une tactique », parait-il : pour mieux les contrôler... Un hectare de territoire urbain est ainsi confisqué aux parisiens.
Si vous appelez le 17, en remarquant une agression, on vous demande d'abord de décrire la scène. On vous demande de situer précisément le lieu, comme si personne au commissariat ne connaissait l'existence de la place et encore moins la présence des drogués. Bref, on vous prend pour un(e) ahuri(e).
Retranscription d'une conversation avec le standard du commissariat :
« Oui, nous envoyons un véhicule...
mais c'est ce que vous dite à chaque fois, et personne ne vient !
Nous sommes très occupés. On est au courant du problème, mais on ne peut rien faire. Vous n'avez qu'à contacter vos élus. Contactez la mairie : c'est à eux de faire quelque chose. Qu'est-ce-que vous voulez qu'on fasse ?On ne va tout de même pas les noyer dans le canal, vos camés ! »
Voilà le résultat. Une place rénovée ne devient pas nécessairement un lieu sain. Il ne suffit pas de nettoyer sans relâche pour se donner bonne conscience (les camions de nettoyage passent même le dimanche à partir de 7 heures...).
Cela fait penser à la manie qu'ont certaines personnes de se laver les mains toutes les dix minutes. C'est généralement le signe d'un grave trouble psychique. Ce n'est pas en faisant couler des milliers de litres d'eau, ni à coups de karcher, ni à coups de camions balayeurs, que l'on résoudra les problèmes.

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