20.06.2006
Tu marcheras sur la tête, mon fils.
Après l'incident du camion encastré quai de Seine, je voudrais signaler
à la Mairie que la voiture existe. Nos urbanistes de génie,
sûre descendance des inventeurs des HLM, veulent
chasser la voiture de Paris.
Comme par magie, la ville est un chantier à ciel ouvert
toute l'année, la pollution des gaz d'échappement - dûe
aux ralentissements interminables des rues encore
praticables - rend l'air irrespirable.
Pas de parkings prévus sur le périphérique pour les
banlieusards obligés à travailler en centre ville, métros et
bus insuffisants - si on bannit la bagnole, pensez que
notre vie continue à l'extérieur de notre quartier - avec
grèves à répétition et pas de transports la nuit. Comment
faire?
Traumatisée par un grave accident de vélo en bas âge, je
refuse de monter sur cet engin compte tenu, entre autres,
de la météo parisienne qui n'incite guère à chevaucher
une hollandaise.
Malheur donc à ceux qui, comme moi, sont piétons faute
de mieux.
Le piéton est un individu que bientôt les assurances
exclueront de leur clientèle.
Le piéton est en effet la cible préférée des cyclistes, des
rollers, des skaters, des trottinetteurs qui tous circulent
sur une exquise curiosité française que je baptise ici
"trottoir cyclable".
Grâce à la voirie du 19ème arr., chaque habitant qui sort
de chez lui en voiture, en rollers, en skate, en trottinette ou
à pieds, s'expose à l'empoisonnement de l'air et à
l'accident par "interchocage".
Que Monsieur le maire soit inspiré pour trouver des
solutions à une digne circulation du bassin de la Villette.
Je me tiens à sa disposition pour une promenade
hygiénique à la date et à l'heure qui lui conviendra.
Caterina, Flandre
11:00 Publié dans Le bétisier de la voierie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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